Je reprends aujourd’hui le contenu d’une chronique que j’avais publiée le 25 mai 2015. C’était à la suite de l’inscription de la première dame d’alors, Sophia Saint-Rémy Martelly, au Bureau électoral départemental de l’Ouest I pour les élections sénatoriales de 2015. Le débat sur la double nationalité préoccupait tous les secteurs de la vie nationale à l’époque. L’article 44, alinéa 1, du décret électoral 2015 précisait que « pour être candidat au Sénat, il faut être Haïtien d’origine, n’avoir jamais renoncé à sa nationalité et ne détenir aucune autre nationalité au moment de l’inscription. » Et ce, conformément à l’article 15 de la Constitution de 1987. La candidature a été rejetée même si la candidate avait fourni aux autorités électorales une attestation de demande de renonciation à la nationalité américaine.
Les exigences sont exactement les mêmes pour devenir président de la République. Dumarsais Mécène Siméus, homme d'affaires d'origine haïtienne et naturalisé américain, avait connu le même sort. Il était retourné en Haïti pour être candidat aux élections présidentielles de 2006, candidature qui n’a pas été agréée pour cause de nationalité étrangère. L’ex-sénateur Rudolph Boulos a été forcé de démissionner de son poste de sénateur le 18 mars 2008, suite à un rapport d'une commission chargée de vérifier la nationalité des membres du Sénat. La commission concluait que le sénateur détenait la double nationalité américaine et haïtienne. Certains de ses collègues allaient jusqu’à le qualifier d'imposteur et d'usurpateur de titre.





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