Le 1er juin 2021 marque un tournant majeur dans la montée en puissance des gangs en Haïti. Ce jour-là, la prise de contrôle de Martissant par des groupes armés et le retrait des autorités de la zone ont symbolisé, selon le Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (CARDH), l’officialisation de l’hégémonie criminelle dans le pays. L’organisation dénonce un comportement « permissif, voire complice » de la part de plusieurs responsables politiques et sécuritaires, qui auraient facilité cette dérive.
L’institution de droits humains cite plusieurs faits révélateurs de cette dynamique, à savoir : l’abandon sans justification d’une opération annoncée le 24 avril 2020 pour déloger le gang de Village-de-Dieu ; l’opération ratée à Village-de-Dieu le 12 mars 2021 ayant conduit à la mort brutale de cinq policiers d’élite, sans qu’aucune responsabilité ne soit établie ni sanction appliquée ; l’isolement suivi de la libération de l’inspecteur général Carl-Henry Boucher après des déclarations du Premier ministre Joseph Jouthe admettant l’échec de la chaîne de commandement.






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