Après la République dominicaine, les États-Unis d’Amérique ont décidé d’interdire l’entrée de leur territoire aux Haïtiens généralement quelconque. De plus, ces deux pays expulsent les ressortissants haïtiens de leur territoire. Il y a certes des exceptions ici et là, mais en gros les Haïtiens ne sont pas désirés. 

Un mois et deux jours après la désignation des gangs évoluant en Haïti comme organisations terroristes étrangères par les États-Unis d’Amérique, le président Donald Trump a décidé d’interdire l’entrée aux USA à tous les Haïtiens, mercredi 4 juin 2025. 

"L’entrée aux États-Unis des ressortissants d’Haïti en tant qu’immigrants et non-immigrants est par la présente totalement suspendue", peut-on lire sur le site de la Maison Blanche.

Haïti fait partie d'une liste de douze pays avec l’Afghanistan, le Myanmar (ancienne Birmanie), le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, dont les citoyens sont interdits d'entrée aux États-Unis sauf exception.


Une autre liste regroupe des pays qui sont sous restrictions partielles. Il s’agit du Burundi, de Cuba, du Laos, de Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela.

Pour justifier la mesure contre Haïti, il est indiqué que « selon le rapport sur les dépassements de séjour, Haïti avait un taux de dépassement de séjour pour les visas B-1/B-2 de 31,38 % et un taux de dépassement de séjour pour les visas F, M et J de 25,05 %. De plus, des centaines de milliers d'étrangers haïtiens illégaux ont afflué aux États-Unis pendant l'administration Biden. Cet afflux nuit aux communautés américaines en créant des risques aigus d'augmentation des dépassements de séjour, d'établissement de réseaux criminels et d'autres menaces à la sécurité nationale ». 

Plus loin, le texte donne un sévère carnet à la gouvernance haïtienne en détaillant : « Comme chacun sait, Haïti ne dispose pas d'une autorité centrale disposant d'une disponibilité et d'une diffusion suffisantes des informations policières nécessaires pour garantir que ses ressortissants ne compromettent pas la sécurité nationale des États-Unis ».

Les États-Unis d’Amérique étant le principal pays de destination des Haïtiens, la décision de l’administration Trump aura des conséquences néfastes pour l’économie haïtienne et pour tout le reste.