« L’autre temps », c’est avec ce poème que l’auteur ouvre le recueil qui en compte sept. Un poème glaçant, dans lequel le créateur le cœur fendu, partagé entre douleur et nostalgie, remémore le souvenir d’un passé lointain, en rêvant d’un futur joyeux, où jaillira « l’espoir et la joie de vivre ».

Cette mélancolie du passé – associée à une tristesse du présent et à cette espérance du futur –, l’auteur la chantera tout au long de ce recueil de 88 pages. Voix des créatures, c’est un mélange de tout. Comme si lesdites « créatures » étaient des êtres épars qui criaient tous leur désarroi dans une cacophonie parfaite, ou une harmonie incompréhensible. Tour à tour, l’auteur chante inquiétude et espoir, glorifie l’amitié et l’amour, crie au secours. Il croit souvent et doute parfois. Fervent croyant, il s'en remet au Créateur quand l’infortune est trop grande pour son âme.