Le 25 juin 2024, le premier contingent de policiers kényans débarquait à Port-au-Prince. Face à la violence des gangs, l’arrivée des 400 policiers kényans a été bien accueillie par une bonne partie de la population. Aucune étude ni sondage d’opinion n’a été publié pour déterminer quel pourcentage de la population a été d’accord ou non avec le débarquement des Kényans en Haïti. Un an après, difficile de dire précisément le niveau de satisfaction ou de déception des Haïtiens par rapport au travail des policiers kényans.
On peut cependant sans risque de se tromper reconnaître que l’espoir suscité par l’arrivée des policiers s’est éteint. Les promesses des autorités kényanes de mettre les gangs hors d’état de nuire sont restées pendantes. Cependant, contrairement à d’autres contingents de la force multinationale, les Kényans se sont fait remarquer aux côtés de la PNH sur les lieux de combat. Certains ont même laissé leur vie ou ont été blessés sur le champ de bataille en Haïti. Cela n’empêche que les résultats sur le terrain soient ce qu’ils sont. La crise sécuritaire s’aggrave. Les territoires tombés sous le contrôle des gangs augmentent, les périmètres s’élargissent avec toutes les conséquences qui marchent avec.




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