Le conseil des ministres du 24 juin est perçu comme un événement dans l’opinion public tant nos autorités, au plus haut sommet de l’Etat, avaient perdu l’habitude de se réunir pour chercher des solutions aux problèmes de la population. Le coordonnateur du CPT, Fritz Alphonse Jean, avait lui-même assumé ne pas organiser de conseils des ministres régulièrement pour des raisons qu’il a évoquées. Bizarrement, il est plus facile pour nos chefs de partir à l’étranger pour prononcer des discours sur les problèmes du pays que de s’asseoir en Conseils des ministres pour chercher des stratégies pour les résoudre. Drôle manière de diriger un pays en plein chaos.
Le conseil des ministres du 24 juin restera une exception du temps de service de Fritz Alphonse Jean au CPT. Il restera aussi dans l’histoire pour sa brièveté vu les importantes mesures qui y ont été adoptées en 25 minutes, selon les informations obtenues par le journal. Pour ceux qui ne le savent peut-être pas, les projets de décrets révisant ceux du 11 mars 2020 portant Code pénal et Code de procédure pénale ainsi que le décret référendaire 2025 ont été adoptés. S’agit-il de décisions pour la galerie ? L’exécutif à travers le CPT et le gouvernement Fils-Aimé vont-ils prendre les mesures pour que les décisions adoptées au Conseil des ministres du 24 juin soient suivies d’effets ?




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