Les intervenants ont passé en revue les défis auxquels fait face la PNH : un effectif insuffisant – moins de 5 000 policiers véritablement actifs pour une population de plus de 11 millions d’habitants – un manque criant de matériel (armes, gilets pare-balles, véhicules) et de technologies, un commandement défaillant, une formation inadéquate, des conditions de travail précaires, un moral en berne, l’absence de soutien psychologique, une coordination déficiente avec le système judiciaire, un cadre normatif inapproprié jamais adapté (loi du 29 novembre 1994).

Michel-Ange Gédéon, ancien directeur général de la PNH, a d’emblée souligné que la crise sécuritaire du pays est multidimensionnelle et requiert donc une approche multidimensionnelle. « Les opérations musclées à elles seules ne peuvent produire les résultats escomptés, sinon nous nous dirigerons vers la militarisation de notre force de police, ce qui entrainera, entre autres, ⁠des violations des droits humains », a indiqué l’ancien patron de la PNH.