Dès la fin de l’après-midi, alors que le ciel s'assombrissait lentement au-dessus de l’angle formé par les rues Goulard et Darguin, un petit public de mélomanes commençait à se rassembler. Certains arrivaient du travail, d’autres de l’école ou d’un autre rendez-vous culturel : la mise en lecture de Madame la ministre venait tout juste de se terminer à la Bibliothèque Michèle Tardieu, à quelques rues de là. Une partie de ce public flottant semblait s’être donné rendez-vous ici, autour de Joël Akoustik, pour prolonger la soirée.

Pour ouvrir le concert, l’artiste a interprété Feeling Good de Nina Simone, morceau emblématique d’une figure phare de la soul et du jazz. Il a ensuite enchaîné avec Plus rien ne m’étonne de Tiken Jah Fakoly, puis Jasmine de Bélo. Accompagné de deux guitaristes, d’un saxophoniste, d’un pianiste et de deux percussionnistes, Joël Akoustik a su captiver l’auditoire pendant près d’une heure et demie.