L’événement, organisé en prélude à la Journée internationale de la jeunesse, a mis à l’honneur les bénéficiaires du Programme de soutien aux études professionnelles et universitaires. Ce programme octroie des bourses à des jeunes issus de quartiers précaires de Port-au-Prince, notamment Delmas 2 et Wharf Jérémie, afin de les aider à poursuivre leurs études et à développer leurs talents.

Dans son discours, Rubens Ogé, représentant du comité des étudiants, a dressé un portrait préoccupant de l’éducation en Haïti. Sur environ 15 000 écoles fondamentales, près de 90 % sont privées, et des milliers d’établissements sont actuellement fermés. Les classes encore ouvertes sont surchargées, conséquence directe de la crise sécuritaire et sociale. L’éducation, déjà bancale, est dorénavant à genoux. Il en a profité également pour dénoncer la gangstérisation qui cible particulièrement les jeunes de 15 ans et plus. Pour lui, l’éducation reste « le moyen de stopper ce cycle de pauvreté en Haïti ».