Animé par la firme Equiterra Conseils, spécialisée en changement climatique et développement durable, cet atelier a été réalisé à l’intention des acteurs étatiques ainsi que des partenaires techniques et financiers impliqués dans la lutte contre le changement climatique en Haïti. Il visait à « analyser les données relatives aux émissions de gaz à effet de serre (GES) collectées par le ministère de l’Environnement, ainsi que les informations de suivi des actions d’atténuation et d’adaptation ».  Il s’inscrit dans le cadre de l’obligation pour les parties prenantes de l’Accord de Paris « d'établir un cadre de transparence renforcée pour mesurer régulièrement les progrès accomplis en matière de réduction des GES », précise Jean Emmanuel Philippe, directeur général du ministère de l’Environnement.

Haïti occupe la troisième place parmi les pays les plus vulnérables face au réchauffement climatique, selon le Climate Risk Index. Une situation paradoxale, car le pays, en raison de sa faible industrialisation, compte parmi les plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Fort de cette vulnérabilité, Haïti entend jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre les changements climatiques. À cet égard, le projet CBIT se veut « un marqueur fort pour le pays dans la lutte contre les changements climatiques », affirme M. Philippe.