Jacques Derrida parle de la dangerosité de l'écriture. Sa démarche consiste à montrer que l’écrivain peut ne pas avoir le contrôle. Il n'est pas toujours celui qui décide de tout. Du moins, très rarement. C'est comme il nous invite à repenser la chose. À revoir ce rapport. Autrement dit, entre l’écrivain et l'écriture, qui donne naissance à l'autre ? À ce qui paraît, on était tous partis du mauvais pied. Généralement, tout se résume à lui, à elle. C'est lui qui crée et c'est elle qui invente et réinvente à chaque fois. La langue ?  Et la langue dans tout ça ? Alors,,elle est un outil. Un instrument, dit-on. Un outil que l’écrivain a le devoir non seulement de maîtriser, mais de connaître. Puisque c'est à partir d'elle qu'il donne à sa pensée un corps, une image, une sensibilité, un pouvoir de dire et de toucher.

Écrire comme une double naissance