La situation en Haïti est alarmante, surtout pour les jeunes. À Carrefour, une commune située au sud-ouest de Port-au-Prince, ils se sentent abandonnés. Dans cette zone, il n’y a plus un seul policier en poste. Pourtant, la vie continue : écoles, marchés, banques, autobus… Tout fonctionne, mais sous la domination silencieuse et brutale des groupes armés. Les jeunes se demandent : quand l’État jouera-t-il enfin son rôle ?

Le coordonnateur général du Collectif local des Talents Cachés, Alix Lormil, l’un des organisateurs de cette initiative, s’exprime sans détour : « La jeunesse est à la fois une force de changement et un indicateur de la vitalité démocratique. L’État a la responsabilité de favoriser l’inclusion politique des jeunes, non seulement par l’éducation, mais aussi en adaptant les institutions à leurs nouvelles formes d’engagement. Une démocratie vivante est une démocratie où la voix des jeunes compte et se fait entendre. »