Il est 10 h 20. Dans les jardins de l’Akademi Kreyòl Ayisyen, le décor est planté. Les enfants, munis de drapeaux de l’institution et vêtus pour la plupart d’un t-shirt blanc à l’effigie de l’Académie, conversent avec leurs camarades. Pendant ce temps, un pianiste berce le public de ses notes. Jean Émile Paul, maître de cérémonie, rappelle le contexte du camp d’été, conçu pour accompagner les enfants victimes de la violence des gangs dans leur processus de guérison à travers l’art, la créativité et la communication. Pour ouvrir la cérémonie, l’académicien Grégory Calixte entonne l’hymne national haïtien. Après ce moment solennel et les mots de bienvenue, le secrétaire exécutif, Samuel Jean-Baptiste, prend la parole pour son discours de circonstance.
« Nous souhaitons commencer par adresser nos remerciements au président ainsi qu’au conseil d’administration pour le soutien qu’ils ont apporté à ce programme », déclare d’emblée le secrétaire exécutif. « L’Akademi Kreyòl Ayisyen est allée à la rencontre des parents et de la population, car c’est là une responsabilité qui nous incombe », poursuit-il, en remerciant les parents ayant confié leurs enfants à cette aventure. « Nous ne sommes pas une académie classique, repliée dans un lieu unique pour y mener exclusivement de grands travaux scientifiques », martèle ce fervent défenseur de la langue créole. « Nous avons également le devoir d’aller à la rencontre du public, car c’est pour lui, et grâce à lui, que notre pays nous confie cette mission », reconnaît-il.






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