Il est 14 heures, et le public est nombreux dans les jardins de la Bibliothèque Michèle Tardieu, à Pétion-Ville. Les visiteurs, passionnés, s’arrêtent devant les clichés exposés au numéro 36 de la rue Faubert. Entre discussions animées avec les photographes, retrouvailles entre amis et échanges spontanés, l’ambiance est conviviale. Des portraits de studio aux images saisissantes de photojournalistes témoignant de la violence dans certains quartiers du pays, la diversité est au cœur de cette première édition. Les œuvres exposées offrent un large éventail de regards et de récits visuels. Les photographes, reconnaissables à leurs habits sombres ou à leurs t-shirts à l’effigie du festival, contribuent également à l’atmosphère de cohésion qui règne sur les lieux.

« L’idée du festival consiste avant tout à offrir aux photographes une plateforme leur permettant de présenter leurs travaux à un public national et international. Ce n’est pas un hasard si nous avons réuni des photographes haïtiens et africains pour cette première édition », explique Carlin Trezil, l’un des initiateurs. « Pour la prochaine édition, nous envisageons d’inviter d’autres pays à prendre part au festival. Autrement dit, nous travaillons à promouvoir la photographie haïtienne, à la faire connaître et à donner au public l’occasion de découvrir et d’apprécier ces créations. »