Le document a été officiellement remis par le directeur exécutif du CARDH, Me Gédéon Jean, au Conseil présidentiel de transition (CPT) ainsi qu’au gouvernement. Il propose quatorze grandes mesures, réparties en sept actions immédiates et sept autres à moyen et long terme, dans le but de répondre efficacement à l’aggravation de l’insécurité dans le pays.

Parmi les recommandations phares figurent : la déclaration de l’état d’urgence sécuritaire par les deux branches de l’Exécutif, avec une large latitude donnée aux forces de l’ordre pour agir contre les gangs, conformément à l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. La mobilisation de ressources pour la conception d’un plan d’opérations intégré, associant la Police nationale d’Haïti (PNH), les Forces armées d’Haïti (FAD’H), la MMAS, appuyé par une unité aérienne, afin de localiser, neutraliser et démanteler les groupes armés. Le renforcement de l’UTAG (Unité temporaire anti-gang), avec pour objectif sa transformation en une unité permanente bien équipée. La sécurisation des frontières, notamment par une meilleure coordination entre la douane, les ports, les aéroports et les agents des forces de l’ordre. L’harmonisation des relations entre le CPT et le gouvernement autour de la sécurité comme priorité nationale. L’implication citoyenne par le biais d’un programme de sensibilisation. L’encadrement des groupes d’autodéfense pour prévenir leur dérive future vers la criminalité organisée.