Depuis le tremblement de terre de 2010, équilibrer le développement du territoire haïtien est devenu une préoccupation des acteurs locaux, en vue de réduire les inégalités territoriales, économiques et sociales. Cela passe par des instruments légaux, des politiques publiques, des mécanismes financiers et budgétaires qui s’appliquent au regard des outils d’aménagement et de planification du territoire.

C’est dans ce contexte, marqué par l’asphyxie de la région métropolitaine de Port au Prince, victime d’une hyper concentration des ressources et moyens de la République, que la périphérie prend ses droits et s’offre comme une stratégie pour reconstruire l’intégrité du territoire haïtien, comme un tout, un écosystème avec des territoires diversifiés et riches qui s’autoalimentent. La protection des vies et des biens, la sécurité civile, la paix sociale en sont l’une des conditions sine qua non.