En mission officielle en Haïti du 17 au 19 septembre, Marie-France Lydie Hélène Pongault, ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs de la République du Congo, a transmis un message de son président au Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé. Elle est venue plaider en faveur de la candidature de Firmin Édouard Matoko au poste de directeur général de l’UNESCO.
La ministre – représentant également M. Matoko, sous-directeur général de l’UNESCO chargé de la priorité Afrique et des relations extérieures – a insisté sur la pertinence de cette candidature. « Firmin Édouard Matoko est un très bon candidat pour l’UNESCO. Il a été le premier à ouvrir un bureau de l’organisation en Haïti, preuve de l’importance particulière qu’il accorde à ce pays », a-t-elle affirmé.
M. Matoko n’a pas pu accompagner la délégation en raison d’un contretemps diplomatique. Les autorités américaines lui ont refusé un visa de transit puisqu’il se trouvait à Cuba. Cette absence n’a toutefois pas empêché sa représentante de mener un plaidoyer actif auprès des autorités haïtiennes, rappelant que le pays dispose d’un droit de vote à l’UNESCO. Haïti a d’ailleurs déjà reçu la visite d’autres candidats en lice.
Originaire du Congo, Firmin Édouard Matoko a bâti une carrière remarquable au sein de l’UNESCO. Il a travaillé sous plusieurs directeurs généraux, dirigé divers secteurs sur le plan continental et accumulé une solide expérience de terrain dans plusieurs régions du monde. « Il a une compréhension unique des enjeux éducatifs et culturels qui concernent tous les pays membres. Sa vision est globale et profondément ancrée dans la réalité des peuples », a insisté Mme Pongault.
Si M. Matoko accède à la direction générale, il deviendrait le deuxième Africain à occuper ce prestigieux poste. Pour Brazzaville, son élection représenterait non seulement une victoire pour le continent, mais aussi un levier pour renforcer l’éducation et la culture dans les pays du Sud. « En tant que membre à part entière de l’UNESCO, la République du Congo, comme Haïti, a les mêmes droits et obligations. C’est dans cet esprit de coopération que nous sollicitons l’appui d’Haïti », a souligné la ministre congolaise.
Durant son passage en Haïti, Mme Pongault a multiplié les activités. Elle a visité la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, symboles majeurs du patrimoine mondial, et tenu une séance de travail avec les responsables haïtiens du patrimoine. Elle s’est également rendue dans une école de musique et dans des ateliers de restauration d’instruments à vent et à cordes. « J’ai eu un séjour riche et dense, et j’en suis très reconnaissante. J’ai découvert un peuple proche du mien et une culture d’une immense valeur », a-t-elle déclaré, visiblement émue.
Avant de quitter le pays, la ministre congolaise a exprimé ses remerciements aux dirigeants haïtiens pour leur ouverture et leur soutien pressenti à la candidature de M. Matoko. Elle a également tenu à adresser un message aux jeunes : « Tout ce que je peux dire à la jeunesse haïtienne, c’est d’être fière de son pays. Vous portez une histoire universelle. Le peuple haïtien est le premier peuple noir à avoir conquis sa liberté. Cette mémoire est une force que vous devez préserver et transmettre », a-t-elle conclu.






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