Vêtue d’une chemise blanche aux manches retroussées, l’écrivaine a accueilli ses lecteurs avec son sourire habituel, ce mercredi à la mi-journée, lors de la séance de signature au Complexe La Promenade. « Je suis très heureuse, car le lectorat haïtien compte énormément pour moi », a-t-elle confié, l’air fière, dans une entrevue accordée au journal Le Nouvelliste. « J’ai un profond désir de savoir comment les Haïtiens et les Haïtiennes réagiront à ce texte, puisqu’il s’agit, malgré tout, d’une œuvre qui se déroule en Haïti », a-t-elle souligné, un collier de perles dorées autour du cou.

Depuis 11 h 15 du matin, les lecteurs n’ont pas cessé d’affluer. Entre deux signatures, l’écrivaine échange quelques mots, lève parfois les yeux vers la file qui s’allonge, attentive à chaque visage. Plus loin, dans la file d’attente, certains faisaient la queue devant la caisse, tandis que d’autres profitaient de l’occasion pour discuter avec l’autrice, assise dans les jardins de la librairie et prenant des photos après chaque signature. Yanick Lahens, joviale, les yeux grands ouverts derrière ses lunettes à monture noire épaisse, engageait volontiers la conversation avec ses lecteurs.