Le directeur général de l’Office national d’identification (ONI), Reynold Guerrier, a fait une série d’annonces le week-end écoulé sur des initiatives en cours en vue de rendre l'institution qu'il dirige plus dynamique. En toile de fond de ces nouvelles dispositions, la volonté de « permettre à l’ONI de jouer pleinement son rôle, qui est d’identifier les citoyens à la naissance et de permettre la traçabilité de leurs vies jusqu’à la mort », explique le directeur général, qui participait à la Conférence annuelle pour la valorisation des données en Haïti (CAVDHA 2025), organisée par le Bureau d’études SIPDEC à travers sa structure dénommée Groupe de dynamisation sectorielle (GDS).

Le décret du 11 mars 2020 sur le numéro d’identification nationale unique et la carte d’identification nationale fait de l’ONI le principal organe habilité à délivrer les actes d’état civil, comme des certificats de naissance ou des certificats de décès. Et pourtant, le travail actuel de cette institution se résume à la délivrance de la carte d’identification nationale. « Les acteurs qui sont dans l’état civil ne sont pas les bons acteurs. L’exceptionnalisme haïtien fait des Archives nationales une institution qui gère les états civils, alors que ce n’est pas son rôle, mais la conservation des patrimoines », regrette M. Guerrier.