Le décret de budget 2025-2026 est une photo instantanée révélatrice de bien de choses. Le premier trait de cette photographie est simple et clair: l’État, incapable de jouer son rôle régalien d’assurer la défense, l’intégrité du territoire, la sécurité des vies, de biens, la fourniture de soins de santé et l’éducation de base, comme le prévoit la constitution, incapable de fournir des services sociaux de base, de créer le cadre foncier, juridique, financier, monétaire, éducationnel, culturel et les infrastructures routières, électriques, numériques, portuaires, aéroportuaires pour assurer le développement durable et le progrès économique pour tous les Haïtiens, sur les 27 500 kilomètres carrés du territoire national, perçoit taxes et redevances pour s’occuper avant tout de ses petits oignons, ceux de nos chers chefs.

Sur les 345,5 milliards de gourdes de l’enveloppe budgétaire, l’État prévoit de dépenser 197 milliards pour le « fonctionnement de l’administration ». La masse salariale, de l’exercice précédent à celui entamé le 1er  octobre 2025, les salaires et traitements sont passés de 102,1 milliards de gourdes à 114,7 milliards.  Au mois d’août 2024, le rapport sur la masse salariale indiquait que l’État comptait 100,022 employés répartis en personnel de soutien, personnel diplômé et certifié, de cadres décisionnels et de cadres de premier rang.