Le bilan est lourd : des personnes manquent à l’appel suite au passage de l’ouragan Mélissa sur Haïti. Les premières estimations font état de plus d’une trentaine de morts et de plusieurs disparus. Trop tôt pour faire l’évaluation des dégâts matériels, mais il est certain que la facture sera salée pour un pays qui souffre de tout. Malgré tout, en regardant l’intensité avec laquelle la tempête a frappé la Jamaïque, on pourrait dire qu’Haïti a frôlé le pire.

Les morts causés par Mélissa ne pourront pas se reposer en paix. Le cyclone avait donné suffisamment de temps aux autorités – nationales et locales – pour mettre à l’abri les plus vulnérables. Mais notre pauvreté, notre désorganisation et notre désordre institutionnel ont eu raison de tout bon sens. A Petit-Goâve et ailleurs, les communautés paient le prix de l'incurie nationale.