Dans l'Artibonite, les gangs ne se contentent pas de tuer, de violer et d'incendier des maisons dans les communes tombées sous leur autorité. Fait inédit, ils incendient des champs de riz. N'est-ce pas le coup de grâce à une filière qui peine à se tenir debout face à la concurrence souvent jugée déloyale du riz importé? Avant cette stratégie, l'occupation des routes nationales et la prise en otage de plusieurs communes du département de l'Artibonite par les gangs constituaient déjà un coup fatal pour la production nationale et l'économie paysanne. 

En dépit des cris de détresse incessants des notables et paysans de l'Artibonite, les autorités n'ont pas su trouver la bonne stratégie pour mettre hors d'état de nuire les gangs. Faut-il s'étonner si le nombre d'Haïtiens frappés par l'insécurité alimentaire explose?