Dans un pays où la douleur se tait plus qu’elle ne s'exprime, la présidente de l’Association Haïtienne de Psychologie, Gihane Déjoie Mathurin, invite à réapprendre l’écoute, le lien et le soin. Pour elle, réparer l’humain, c’est offrir un espace à la parole blessée, retisser les solidarités déchirées et replacer la santé mentale au cœur de la vie collective. Dans cet entretien, elle parle d’espoir non comme d’un mirage, mais comme d’une force vitale, discrète et tenace, qui continue de faire battre le cœur d’Haïti : celui d’un peuple qui choisit encore la vie, même au bord du désespoir.

Le Nouvelliste :  Quel rôle concret joue aujourd’hui l’Association Haïtienne de Psychologie ?