Les maladies cardiovasculaires sont désormais la première cause de mortalité en Haïti, dépassant les maladies infectieuses comme le choléra ou la malaria. L’hypertension occupe la première place : environ 30 % des participants à l’étude présentent une tension élevée. Parmi les moins de 30 ans, 23 % sont hypertendus, un chiffre alarmant, 2 à 8 fois supérieur à celui observé dans les populations afro-américaines. Cette prévalence élevée chez les jeunes fait peser un risque important de complications cardiovasculaires à long terme.

« Nous parlons de la première et unique étude de cohorte réalisée dans les Caraïbes qui évalue les problèmes cardiovasculaires et leurs facteurs de risque », explique le Dr Vanessa Rouzier. Entre 2015 et 2026, les avancées dans le traitement du VIH ont permis de réduire la mortalité liée à cette maladie. Mais une nouvelle épidémie silencieuse a frappé la population haïtienne : les maladies cardiovasculaires, responsables d’insuffisances cardiaques, d’AVC et de problèmes de tension artérielle.