L’espace de deux heures sur le sol curacolais, cette portion d'île, décidément trop insolente, trop insoumise, inapprivoisable, défie le monde et réécrit l’histoire. Ce monde aujourd’hui nous tresse des lauriers ; c’est bien. Brusquement nous sommes devenus fréquentables, bravo. La FIFA, bien que deuxième dictature planétaire après le Vatican, nous a beaucoup aidés. Qu’elle en soit remerciée !

Mais que dans ce concert s’inscrivent les autorités locales, halte là ! Car si tout gouvernement dans une telle situation, capitaliserait l’évènement, on ne peut pas impunément cocufier l’histoire, en profitant de l’euphorie générale. Il est bon de leur rappeler que la victoire a été forgée non avec elles, mais plus tôt malgré elles. Pour mémoire, rappelons les chantiers historiques soigneusement évités :