À l’inauguration de l’association Hérit Haïti – Mémoire, Art & Patrimoine, portée par la collaboratrice du Nouvelliste Wooselande Isnardin (juriste, romancière, journaliste), le cinéaste Arnold Antonin a revisité un thème brûlant : « L’héritage de Vertières dans le cinéma haïtien : raconter l’histoire pour transformer le présent. » Chez Antonin, le cinéma n’est jamais un simple divertissement : il devient outil de conscience, de culture et d’éducation. Pour les lecteurs qui n’ont pu vivre cette soirée mémorable, nous avons prolongé la réflexion en dialogue direct avec le cinéaste, afin de poursuivre la fête des idées.

Le Nouvelliste : Arnold Antonin, Haïti n’a jamais produit de long métrage consacré à la bataille de Vertières. Selon vous, pourquoi cette absence persiste-t-elle dans notre cinéma, et que révèle-t-elle de notre rapport à l’histoire ?