Lors d’une entrevue accordée au Nouvelliste, le secrétaire général de l’OEA Albert Ramdin, de passage à Port-au-Prince, s’est confié sur la nébuleuse de l’insécurité. L’ancien ministre des Affaires étrangères du Surinam pense qu’il faut redoubler d’efforts pour combattre les gangs. « Je pense qu’il existe un niveau de stabilité constante. Cela ne veut pas dire que les choses empirent, mais est-ce qu’elles s’améliorent ? Je ne sais pas. Je pense que l’élément clé est la sécurité. Et je suis d’accord avec le leadership haïtien : il faut faire davantage pour lutter contre l’insécurité et contre les gangs. Ce sont aussi les discussions que j’ai eues avec les États-Unis, avec l’ONU et avec d’autres pays. Nous ne devrions pas attendre jusqu’en avril », a-t-il soutenu. (NDLR: Les premiers contingents de la FRG sont attendus en avril).
Interrogé sur le calendrier de déploiement et le rôle de l’OEA à cet effet, Albert Ramdin repond que son organisation n’a pas de mandat pour déployer ou gérer les forces sur le terrain. Il souligne toutefois que l’OEA apporte un soutien dans la recherche d’appuis au niveau de l’hémisphère. « Nous continuerons à mobiliser. Nous continuerons à appeler les États de l’hémisphère et d’ailleurs, en Afrique, dans la Francophonie, à voir si des pays sont disposés à fournir les forces nécessaires. Pour cela, il faut un plan opérationnel, qui est en préparation. Il faut aussi un financement, qui n’est pas totalement défini. Une partie viendra du Fonds des Nations Unies pour le maintien de la paix », a-t-il expliqué.






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