Eh oui ! C’est bien cela, Platon et Machiavel comme observateurs de qualité capables de nous livrer les clés qui ouvrent grand cette ville en 2007 sous nos yeux. C’est qu’à partir de 1980 a commencé la quatrième métamorphose de Port-au-Prince qui fait que l’organisme dans sa forme actuelle n’a pas trente ans. Il y a autant de différences entre avant et après 1980 qu’il y a de différences entre une chenille et un papillon. On a beau savoir que l’un vient de l’autre, que ça fait une sacrée différence tout de même, vous en conviendrez.
La carte, au cœur de cet Hebdo, est l’ossature de la ville en 1980 sur laquelle vont bourgeonner les cités de trois façons : nouvelles cités, anciennes cités en explosion, transformation en cités d’anciens quartiers... jusqu’à faire de l’es-pace des cités la dimension cardinale de la ville actuelle. Ce phénomène réclame toutes les attentions et toutes les interventions, non seulement des pouvoirs publics, cela devrait aller de soi, mais jusqu’aux chambardements des formations universitaires, car nos nouveaux spécialistes vont avoir l’espace des cités à aménager, l’habitat des cités à viabiliser, les populations des cités à four-nir en services collectifs... avec des contraintes qui n’ont rien à voir avec l’ancien espace urbain d’avant la quatrième métamorphose.






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