Témoignage à l’appui, le créateur revient sur les conséquences directes de l’insécurité sur son activité professionnelle et sur l’ensemble de son réseau de production. « Je suis une grande victime de l’insécurité en Haïti, parce que mon atelier est fermé, mais aussi ceux avec lesquels je travaillais. Notamment à Carrefour-Feuilles, où j’avais près de quatre ateliers avec lesquels je collaborais. Entre fermetures et départ de certains artisans, j’ai non seulement perdu la production, mais aussi la main-d’œuvre », explique-t-il.

« La plus belle chose que je peux annoncer au public, c’est que le secteur de la mode est un secteur en bonne santé, car nous continuons à produire et à créer, malgré le fait que la vente n’est pas toujours au rendez-vous », avance-t-il. Il estime également que ce secteur mérite davantage d’attention.