L’année touche à sa fin. Rien n’a changé, ou pire, la situation s’est aggravée. La capitale, qui se réduit progressivement à Delmas et Pétion-Ville, continue pourtant de s’accrocher à ses principes festifs, comme un ultime refus de céder à la morosité ambiante.

Si le 25 décembre est considéré comme le jour de grande célébration de Noël, en Haïti, c’est la veille qui prime. Le 24 décembre, les rues et ruelles sont nettoyées par les habitants pour les festivités. Habituellement sombres faute d’électricité et désertées à cause de l’insécurité, elles retrouvent, le temps d’une nuit, une vitalité presque oubliée. Les enfants déambulent dans les rues pendant que les adultes se rendent à l’église, aux galas ou aux bals.