Lors d’une récente interview promotionnelle de son dernier film « Frankenstein » où il adapte le classique littéraire de Mary Shelley, publié en 1818 ; le talentueux réalisateur Guillermo del Toro disait ceci : « Ce n’est pas la technique qui fait un film. C’est l’âme ». Cet apophtegme sur l’art de faire du cinéma s’explique par le fait que l’âme d’un film vient de son histoire et de ses personnages qui sont capables de toucher le public, et ce, même avec des moyens modestes. Ce qui est loin d’être le cas du film July 7 du réalisateur haïtien Robenson Lauvince qui adapte, voire qui surfe sur le drame de l’assassinat du président Jovenel Moïse. Parce que… pourquoi pas. Si d’entrée de jeu cette proposition avait tout pour plaire sur le papier, le véritable drame, voyez-vous, n'est pas celui qui se déroule sur l'écran, mais celui qui s'y refuse obstinément. Car, devant l'entreprise de Lauvince et de son July 7, l'on ne peut s'empêcher de penser à des jeunes cinéastes passionnés ayant dévoré le Citizen Kane d’Orson Welles et découvrant qu'une caméra est loin d’être un simple stylo qu'il suffit de poser sur le papier pour enfanter de la littérature.
La narration ou le chaos des fils détachés






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