La question refait surface, et pour beaucoup, la réponse semble aller de soi. Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a déjà renvoyé un chef de gouvernement : Garry Conille et son cabinet avaient été écartés un peu plus d’un an auparavant. Mais cette décision, largement commentée à l’époque, était‑elle réellement conforme au cadre légal ?

Le décret du 27 mai 2024 permet d'éclairer ce débat. Alors qu’une majorité des membres du CPT plaide aujourd’hui ouvertement pour la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé, le texte répond à une interrogation cruciale : le Conseil présidentiel dispose‑t‑il, oui ou non, d’un pouvoir formel pour congédier le chef du gouvernement ?