La grève des substituts commissaires du gouvernement continue de perturber gravement le fonctionnement des tribunaux à travers le pays, affectant directement le travail des avocats et laissant de nombreux justiciables dans l’incertitude. Déclenché depuis le 17 novembre 2025, ce mouvement de protestation entre dans son troisième mois, sans issue claire à l’horizon.

Commentant la situation, le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Patrick Pierre-Louis, parle d'une situation devenue « intolérable ». Les audiences ne peuvent pas se tenir normalement, les dossiers s’accumulent et les clients attendent, parfois depuis des semaines, que leurs affaires soient entendues. « La grève constitue une entrave grave au fonctionnement de la justice », a-t-il déploré.