Le chargé d’affaires américain, Henry P. Wooster, a fait une petite radiographie de la situation d'Haïti, lors d’une audition par devant la commission d’attribution au Sénat, mardi 10 février 2026. Le diplomate a mis en exergue les moyens des gangs par rapport à la PNH, la réponse en cours qui culminera avec le déploiement de la force de répression des gangs, le besoin d’adresser les problèmes économiques, sources de violence dans le pays.
« L’immédiate menace pesant sur la survie de l’État haïtien est une coalition d’une vingtaine d’organisations armées et hostiles, abusivement qualifiées de « gangs », qui — comme l’a rappelé le secrétaire d’État lors de son témoignage du 28 janvier devant la Commission des relations étrangères du Sénat — menacent de provoquer un effondrement systémique (…) La population totale des gangs est estimée à environ 12 000 individus, dont près de 3 000 sont particulièrement bien armés, expérimentés et représentent la menace la plus sérieuse. À titre de comparaison, la Police nationale d’Haïti (PNH) compte environ 6 000 agents inscrits, dont au maximum 400 — et souvent moins — participent réellement aux combats », a dit Henry P. Wooster, rappelant qu’en « 2025, les États-Unis ont désigné Viv ansanm et Gran grif comme organisations terroristes étrangères (FTO). Et leurs actions s’apparentent désormais à celles de mouvements proto‑insurrectionnels. »






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