Me Michel Brunache, ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique et ancien directeur de cabinet du président provisoire Boniface Alexandre, témoin privilégié des circonstances de l’arrivée à la présidence de Boniface Alexandre lors de la transition de 2004, est intervenu sur le cadre légal de cette troisième phase de la transition après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Sur radio Magik9, jeudi 12 février 2026, l’homme de loi a notamment réagi à l’acte fondateur de cette transition qui serait, selon les premières déclarations du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’article 149 de la Constitution de 1987 amendée, lequel autorise le Conseil des ministres à assurer la continuité de l’État jusqu’aux élections.

« Aujourd’hui, nous sommes en dehors de la Constitution comme instrument qui régit le fonctionnement de l’État. Nous sommes dans une réalité de fait. Ce n’est pas le moment de chercher à avoir recours à la loi mère du pays puisque, tout simplement, la Constitution n’est pas là pour régler les désordres qui relèvent, par exemple, du Code pénal. Il n’y a ni article 148 ni article 149 qui soient en vigueur dans les circonstances actuelles », a souligné Me Michel Brunache.