En début de soirée, le vendredi 13 février, à l’hôtel Retrouvailles, situé au numéro 12 de la rue 20 A, l’atmosphère est calme et feutrée. Dans un espace presque désert, ils ne sont que trois : les deux responsables du Bureau haïtien du droit d’auteur (BHDA) et nous. C’est là, loin de l’agitation des ateliers et des salles de formation, que se tient cette interview exclusive, réalisée en marge de la mission conduite dans le Nord du pays du 11 au 14 février.

Assis face à nous, Ernst Saint-Louis, directeur a.i. du BHDA, affiche une satisfaction mesurée. Pour lui, les deux journées d’activités ont atteint leurs objectifs. « Du point de vue de l’organisation, nous visions au moins une soixantaine de créateurs. Même si nous n’avons pas atteint exactement ce chiffre, nous n’en étions pas loin. L’objectif global a donc été atteint », explique-t-il. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la qualité des échanges qui l’a marqué. « Ce qui m’a le plus impressionné, c’est la pertinence des interventions et des réponses. Les questions posées nous ont permis d’aller bien plus loin que ce que nous avions prévu de présenter. »