L’administration Fils-Aimé vient de passer son premier test avec la réalisation du carnaval 2026. Dans les villes de province, le carnaval a tenu ses promesses. La population a pu se défouler et oublier ses tracas le temps du défilé carnavalesque.  A Port-au-Prince et ses environs, il y a eu des tentatives. Pour être plus explicite, les autorités des communes de la zone métropolitaine où l’Etat a encore un minimum d’autorité ont essayé de marquer le carnaval de cette année.  

A Port-au-Prince comme à Pétion-Ville, des détonations s’étaient invitées dans l’ambiance. Les festivités carnavalesques ont dû être écourtées. Et le pire a été heureusement évité. Mais les autorités ont eu l’occasion de constater que le problème sécuritaire dans la zone métropolitaine reste entier. Si les gangs ont été pourchassés dans certains endroits, nous sommes loin du climat sécuritaire recherché. A côté de l’avortement du carnaval, la reprise du kidnapping constitue un autre indicateur qui montre que la guerre contre les gangs est loin d’être gagnée.