Le Premier ministre Alix Didier a le choix d’être la continuité du Conseil présidentiel de transition ou d’imprimer sa propre marque. Pour l’instant, on ne sait pas encore dans quelle direction il ira. Depuis son message à la nation du 7 février dernier, aucune décision majeure, aucun changement significatif dans le gouvernement, aucune action majeure contre les gangs. En un mot, rien. L’homme qui a mis hors-jeu le CPT semble ne pas être pressé même si le contexte l’exige.  Peut-être qu'il est en train de se préparer pour impressionner ses détracteurs qui n’attendent rien de lui pour avoir cohabité avec le CPT pendant plus d’un an.

En attendant de savoir ce que fait le Premier ministre Fils-Aimé, il est interpellé par des organismes de défense des droits humains à faire le retrait du décret portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de Justice. Adopté en Conseil des ministres et publié au journal officiel Le Moniteur le 17 décembre 2025, ce texte est jugé contraire aux principes de l’État de droit, de la bonne gouvernance et de la lutte contre l’impunité. Dans une correspondance adressée au chef du gouvernement le 10 février 2026, quatre organisations de la société civile - Nègès Mawon, Nou Pa P Dòmi, POHDH et le RNDDH - ont exigé le retrait dudit décret.