Il est une forme de barbarie qui ne dit pas son nom, une barbarie qui ne manie ni la hache ni le fusil, mais la caméra, les clics et la soumission non réfléchie à un algorithme. En Haïti, cette barbarie porte un nom trompeur de « Cinéma YouTube Haïtien », ci-devant le CYTH. Si pour certains cet uncanny valley serait du cinéma, pour d’autres, ces contenus qui fleurissent à vitesse grand V sur la plateforme rouge de vidéo ne sont qu’une profanation. Le triomphe de l’amateurisme érigé en norme, la célébration de la médiocrité comme horizon indépassable d’une nation en proie à ses propres démons numériques. Ce trou noir de banalités est sans conteste le bras armé d’une nouvelle forme d’aliénation de notre jeunesse, une machine à broyer les cerveaux aux profits de multinationales californiennes.
Le dictat de la rentabilité au clic






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.