Le Premier ministre Didier Fils-Aimé a déjà un mois et une semaine à la tête du pays. Dans l’intervalle, il s’est donné un pacte pour le rétablissement de la sécurité et l’organisation des élections. Lequel pacte a accouché d'un cabinet ministériel qui doit accompagner le chef de l’exécutif dans ses deux grands chantiers. Une semaine après l’installation du nouveau cabinet ministériel, on est seulement en mesure de dire que le pays dispose de nouvelles autorités. Aucune stratégie pour opérationnaliser les promesses de rétablissement de la sécurité en vue de l’organisation des élections dont le premier tour est fixé au mois d’août prochain, soit dans cinq mois, n’a été rendue publique. S’agit-il d'un secret d’Etat ?

Les nouveaux ministres qui commencent à se faire remarquer sur les réseaux sociaux ou dans la presse traditionnelle paraissent être dans leur monde. On ignore si les projets annoncés sont inscrits dans un plan global d’urgence pour mettre fin à cette trop longue transition ou si nous sommes toujours dans une logique de tâtonnement comme depuis la fin du mandat du président René Préval. Ce gouvernement composé de rescapés de l’ancienne administration et de nouvelles têtes hérite de l’échec de l’administration Ariel, de l’échec de celui de l’administration Conille/CPT et de l'échec de celui de Fils-Aimé/CPT.