S’il existait un panthéon haïtien où reposeraient les figures contemporaines, Guylène Sales-Bouchereau y trouverait sa place aujourd’hui. Une femme extraordinaire vient de s’éteindre, à qui l'on doit beaucoup.

Elle grandit dans une fratrie de dix frères et sœurs. Sa vie change entièrement alors qu’elle n’a que 19 ans :  son père, Jean Bouchereau, est assassiné sans raison le 26 avril 1963 par le régime de François Duvalier. Ses frères et sœurs, élevés par une mère désormais seule, vont grandir dans la peur d’être arrêtés à leur tour et dans la précarité. Guylène devient leur poto mitan, et le restera jusqu’à la fin.