Chez Pauris Jean-Baptiste, la terre n’est jamais neutre. Elle respire, elle attend, elle désire, elle enfante. Et l’homme n’est pas un simple exploitant : il est partenaire d’un acte vital. Ce corps-à-corps entre l’abitan et la terre devient le fondement même de la survie, de la mémoire et de la nation. Dans «Nan lonbray inosans», prix Deschamps 1985, l’auteur qui fête ce lundi 16 mars 2026, son quatre-vingt-dixième printemps, nous offre une page de littérature incarnée (le double sens des mots créole, la symbolique des outils agricoles, la féminisation du sol, l’érotisation de la fécondité, et surtout la transformation du travail en acte de génération). Une véritable écriture de la sève.