Le point de départ du livre est simple : derrière beaucoup de conflits — au travail, dans les couples, au sein des églises — se trouve un mauvais usage de la parole. Thélusma cite Richard Arcand et Nicole Bourdeau pour poser le cadre : « la communication établit le lien qui permet aux sociétés d'exister et de fonctionner. » C'est ce lien, selon l'auteur, que les mots mal choisis défont.

La communication est pourtant l'un des dons les plus précieux dont dispose l'être humain. Thélusma le rappelle dès l'introduction : nous n'avons pas reçu ce don pour faire du tort à nos semblables, mais pour entretenir des relations saines et faciliter le bien-être collectif. Le paradoxe qu'il souligne est que ce même don devient, dans les faits, une arme de destruction de relations et de vies.