L’économiste en chef de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Máximo Torero, a averti que la perturbation actuelle du corridor commercial du détroit d’Ormuz provoque l’un des chocs les plus graves sur les flux mondiaux de matières premières de ces dernières années, avec des conséquences importantes pour la sécurité alimentaire, la production agricole et les marchés mondiaux.
Lors d’un point de presse quotidien des Nations Unies, M. Torero a souligné que le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz a chuté de plus de 90 % quelques jours seulement après l’escalade des tensions. Cette artère vitale du commerce mondial transporte habituellement environ 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 35 % des flux mondiaux de pétrole brut, ainsi qu'un cinquième du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial et jusqu'à 30 % des engrais échangés à l'échelle internationale.




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