Abandonnée mais déterminée, fragilisée mais créative, la jeunesse haïtienne incarne aujourd’hui l’un des rares espoirs de sortie de crise. Investir en elle n’est plus un choix politique, mais une nécessité pour la survie et la reconstruction du pays.

La jeunesse haïtienne, qui représente aujourd’hui plus de la moitié de la population, se trouve au cœur d’un paradoxe saisissant : elle est à la fois la principale victime de la crise multidimensionnelle que traverse le pays et son plus grand espoir. Dans toute société, une telle configuration démographique constitue un levier stratégique de développement. En Haïti, elle devient une urgence nationale.