Dans un nouveau rapport rendu public, le 14 avril 2026, l’Organisation des Citoyens pour une nouvelle Haïti (OCNH) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la problématique de l’état civil dans le pays, en particulier dans les départements de la Grand’Anse, de l’Artibonite, du Nord-Est, du Centre et de l’Ouest. Pour l’organisation de la société civile, le constat est sans appel : la gestion de l’état civil dans les départements précités est « confrontée à des lacunes structurelles, administratives et juridiques qui compromettent l’accès des citoyens à leurs droits fondamentaux et affaiblissent la gouvernance publique », peut-on lire dans le rapport.
Cette conclusion s’appuie sur plusieurs constats de l’organisation, dont des cas d’abandon de poste répétés d’officiers dans certaines localités, sans aucun plan de remplacement des concernés ; des bureaux logés dans des bâtiments non appropriés ; ou encore un manque de ressources humaines et matérielles pour permettre aux officiers de mener à bien leurs travaux. Des défaillances structurelles et organisationnelles qui affectent « l’exercice des droits fondamentaux des citoyens », mais aussi « entravent la capacité de l’État à disposer de données démographiques fiables, indispensables à l’élaboration de politiques publiques adaptées », souligne le rapport.






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