Dans un texte d'une rare intensité sensorielle, le poète Widly Jean rend hommage à l’une des figures majeures de la musique dansante haïtienne, le légendaire guitariste Dadou Pasquet, décédé en novembre 2025. Loin des célébrations convenues ou des portraits biographiques attendus, l'auteur propose une œuvre tellurique où la guitare cesse d'être un simple instrument pour devenir à la fois corps, territoire et cri d'existence. Ce déplacement du regard — de la technique vers le mythe — constitue l'un des enjeux majeurs du texte. Un croisement spectaculaire du sacré et du profane.

L'un des aspects les plus frappants de cette « ode érotico-patriotique » réside dans la rencontre, parfois brutale, entre le sacré et le profane. Widly Jean convoque sans détour l'univers du Vodou, notamment la figure de Dambalah, qu'il associe à une imagerie érotique d'une grande intensité.