Il existe un réel désaccord entre le Conseil électoral et le gouvernement sur le coût des prochaines élections. Pour le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le budget électoral présenté par le CEP estimé à 250 millions de dollars est « inacceptable et absurde ». Parallèlement, des sources au CEP contactées par Le Nouvelliste justifient ce budget. 

Aujourd’hui encore, ni le Conseil électoral ni le gouvernement ne peuvent avancer de dates pour les prochaines élections alors que le pays est en mode « transition » et en attente d’élections depuis juillet 2021, à la suite de l’assassinat du président Jovenel Moïse. Sans calendrier électoral ni budget ni décret pour régir les élections, et avec des groupes criminels qui continuent de terroriser la population dans plusieurs départements, les possibilités d’avoir des élections cette année s’amenuisent considérablement.