Pour sa 15e édition, le Sommet international de la finance revient les 28 et 29 avril 2026 à l'hôtel Oasis de Port-au-Prince avec une thématique ambitieuse : le financement du développement local par les municipalités. Un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques haïtiens, porté cette année par une réflexion de fond sur les bons municipaux comme instrument de financement.
L'économiste Kesner Pharel, PDG du Groupe Croissance, a donné le ton lors d'une interview accordée à Magik 9. Pour lui, le diagnostic est sans appel : Haïti souffre d'un déséquilibre territorial profond, aggravé par une pression fiscale anémique. « La pression fiscale est autour de 5% selon le gouvernement. Cela veut dire que l'État n'a capté que 5% », lance-t-il, soulignant l'incapacité chronique de l'État à financer les services publics et les investissements nécessaires au développement du pays.





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