Le Centre Culturel Pyepoudre a offert au public haïtien, le samedi 25 avril, une matinée de rencontres et de signatures organisée en collaboration avec l'Atelier Jeudi Soir. Lecteurs et curieux ont pu aller à la rencontre de l'écrivain Lyonel Trouillot pour son dernier ouvrage, Bréviaire des anonymes, mais aussi de Laurie N. Boucher et Alphée, deux jeunes poètes de l'Atelier Jeudi Soir, venues présenter leur recueil De femmes et d'ailes. L'événement a également mis à l'honneur Ces îles qui marchent de René Philoctète, classique de la littérature haïtienne, témoignant d'une belle continuité entre les générations.
Interrogé sur son ouvrage, Lyonel Trouillot a d'emblée reconnu la difficulté de le résumer. « Dire ce que raconte ce livre est une chose extrêmement difficile », a-t-il confié. Il a ensuite livré une explication qui éclaire à la fois le titre et l'intention profonde de l'œuvre : « Un bréviaire est une sorte de livre de prière que l'on pourrait presque considérer comme un livre de recettes. Si vous suivez le bréviaire, vous pensez que les choses peuvent être meilleures pour vous, dans votre rapport avec la divinité », a-t-il fait savoir. Plus, il a souligné que les anonymes, ce sont des gens dont on n'entend jamais la voix, alors qu'ils ont leur propre parole à dire. « C'est certainement un hommage aux anonymes », précise-t-il. « Je pense qu'il y a beaucoup de gens ici comme ailleurs dans le monde — qui vivent des situations difficiles, et on ne prête jamais attention à ce qu'ils ont dans la tête, à ce qu'ils voulaient dire, à ce qu'ils espéraient », a ajouté l’auteur de La belle amour humaine tout soulignant qu’il entend, à travers ce roman, donner aux gens qu'on n'entend jamais un espace pour être entendus.






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